Assistant(e) de recherche clinique (ARC) – Métier, statut et rémunération

Recherche clinique · Métier 15L10 · Coordination, organisation et surveillance

Assistant(e) de recherche clinique (ARC)

Mettre en place les études puis assurer la surveillance et le contrôle qualité scientifique, technique et réglementaire des protocoles de recherche clinique, pour le compte du promoteur ou du gestionnaire.

Fiche métier SNSH CFE-CGC · référentiel ministériel consulté en septembre 2026
Code métier15L10
FamilleRecherche clinique
Sous-familleCoordination, organisation et surveillance
FormationBac+3 à Bac+5 · niveaux 6 à 7

L’Assistant(e) de recherche clinique (ARC), également appelé Attaché(e) de recherche clinique ou ARC promoteur, occupe une fonction centrale dans la sécurisation des recherches cliniques.

Le Répertoire ministériel définit sa mission comme la mise en place, sur site ou à distance, puis la surveillance et le contrôle qualité scientifique, technique et réglementaire des protocoles, pour le compte du promoteur ou du gestionnaire.

L’ARC se situe ainsi à l’interface entre le promoteur, les médecins investigateurs, les équipes de recherche, les professionnels de santé et les acteurs réglementaires. Son rôle n’est pas seulement administratif : il contribue directement à la fiabilité des données, au respect du protocole et à la conformité de la recherche.

Activités principales de l’ARC

Concevoir les outils du suivi Créer ou adapter les outils et méthodes nécessaires au suivi des études et à la surveillance des protocoles.
Contrôler les documents Vérifier la conformité et la validité des documents relevant de son domaine d’activité.
Vérifier les circuits logistiques Évaluer la faisabilité et le fonctionnement des circuits nécessaires à la réalisation de l’étude.
Contrôler les règles et standards Vérifier l’application des règles, procédures, normes et standards applicables à la recherche clinique.
Surveiller le déroulement de l’étude Contrôler et suivre les processus spécifiques afin d’identifier les écarts et les difficultés.
Organiser les visites et réunions Préparer et organiser réunions, visites, conférences ou commissions spécialisées nécessaires aux projets.
Rédiger les comptes rendus Formaliser les observations, interventions, contrôles et éléments nécessaires à la traçabilité du suivi.
Suivre les événements indésirables Participer au suivi des événements indésirables selon les circuits et procédures applicables à l’étude.

Savoir-faire et niveaux de connaissances

Contrôle et analyse

L’ARC doit savoir analyser les informations issues du dossier hospitalier, apprécier la pertinence et la véracité des données et distinguer les informations pouvant être communiquées dans le respect du secret professionnel.

Coordination et communication

Il doit développer un réseau professionnel, optimiser les plannings de visites, rédiger des documents et rapports, communiquer en face-à-face, travailler en équipe pluridisciplinaire et utiliser les logiciels métier.

Champ de connaissanceNiveau du référentiel ministériel
Communication écrite et oraleConnaissances opérationnelles
Gestion de données relatives au domaineConnaissances opérationnelles
Logiciels dédiés à la recherche cliniqueConnaissances opérationnelles
Réglementation relative à la recherche cliniqueConnaissances opérationnelles
Vocabulaire médicalConnaissances opérationnelles
Anglais technique scientifiqueConnaissances générales
BureautiqueConnaissances générales
Éthique et déontologie médicalesConnaissances générales
Organisation et fonctionnement interne de l’établissementConnaissances générales
QualitéConnaissances générales

Quelle formation pour devenir ARC ?

Niveau 6 à 7 : Bac+3 à Bac+5

La fiche ministérielle historique indique une formation allant du Bac+3 au Bac+5. Le référentiel ANFH actualisé fixe le niveau minimum à 6 (Licence) et reprend une plage de formation allant du niveau 6 au niveau 7.

Des parcours de formation variés

Les profils peuvent provenir d’études paramédicales ou d’un diplôme universitaire en études cliniques ou dans d’autres domaines scientifiques. Des formations spécialisées en recherche clinique peuvent compléter le cursus initial.

Le métier ARC ne correspond donc pas à un niveau unique de recrutement

Cette amplitude de qualification est importante pour comprendre les différences de positionnement observées entre établissements. Un ARC Bac+3 et un ARC Bac+5 peuvent exercer sous le même intitulé métier sans que leur situation administrative, leurs responsabilités ou leur rémunération soient nécessairement identiques.

Avec qui travaille l’ARC ?

Équipes de recherche

Médecins investigateurs, TEC, CEC, chefs de projets de recherche clinique, biostatisticiens, data-managers et spécialistes de pharmacovigilance.

Pharmacie hospitalière

Pharmaciens des pharmacies à usage intérieur, notamment pour le contrôle du circuit du médicament dans les études cliniques.

Instances réglementaires

Relations avec les instances administratives et réglementaires, notamment les comités de protection des personnes et l’ANSM, selon les besoins des études.

ARC : un métier qui peut relever de plusieurs situations statutaires

Il n’existe pas un « corps des ARC » dans la Fonction publique hospitalière

ARC est un métier, et non un corps ou un grade autonome. Le Répertoire ministériel mentionne plusieurs correspondances statutaires éventuelles : technicien supérieur hospitalier, infirmier diplômé d’État, technicien de laboratoire ou ingénieur hospitalier, en catégorie B ou A.

Ces correspondances sont des possibilités : elles ne signifient pas qu’un ARC bénéficie automatiquement du statut ou de la grille d’un de ces corps.

ARC fonctionnaire

Un agent titulaire d’un corps compatible peut exercer des fonctions correspondant au métier ARC. Sa carrière demeure alors régie par le statut particulier de son corps et de son grade.

ARC contractuel

De nombreux emplois de recherche clinique sont occupés par des agents contractuels. Leur rémunération et leur évolution dépendent alors du contrat, des fonctions exercées, de la qualification, de l’expérience et des règles retenues par l’établissement.

Quelle rémunération pour un ARC contractuel ?

Pas de grille nationale unique propre aux ARC

Puisqu’il n’existe pas de corps statutaire autonome des ARC, il n’existe pas de grille indiciaire nationale unique attachée au seul intitulé « ARC ». Les établissements peuvent retenir des grilles ou références différentes.

Le positionnement doit être analysé au cas par cas

La qualification détenue, l’expérience professionnelle, l’autonomie, les responsabilités, les fonctions effectivement exercées et le niveau de la grille de référence sont des éléments essentiels pour apprécier la cohérence de la rémunération.

Une grille de référence n’est pas une carrière statutaire

Lorsqu’un établissement utilise, par exemple, une grille de technicien supérieur hospitalier ou d’ingénieur hospitalier pour rémunérer un ARC contractuel, cette référence salariale ne transforme pas l’agent en fonctionnaire du corps concerné et ne lui confère pas automatiquement ses règles statutaires d’avancement.

Pourquoi les écarts de classement peuvent être importants

Qualification

Le métier peut être exercé avec des formations de niveau 6 ou 7. Le diplôme et les compétences spécialisées doivent donc être identifiés précisément.

Contenu réel du poste

Deux postes portant l’intitulé ARC peuvent comporter des niveaux différents d’autonomie, de coordination, de responsabilité ou d’expertise.

Référence choisie par l’hôpital

Le rattachement salarial peut varier entre une référence de catégorie B et une référence de catégorie A. Il faut donc examiner le contrat et les règles locales.

Évolutions et passerelles professionnelles

Technicien d’études cliniques (TEC)

Le Répertoire ministériel identifie une passerelle entre les métiers de TEC et d’ARC, sous réserve du niveau de diplôme et, lorsque nécessaire, d’une formation complémentaire.

Coordinateur d’études cliniques (CEC)

Le métier de CEC constitue également une passerelle identifiée. L’évolution doit être appréciée au regard du diplôme, de l’expérience et du niveau réel des fonctions confiées.

ARC contractuel : les points à vérifier

Votre contrat

Intitulé du poste, durée, fondement du recrutement, indice ou salaire, primes, grille éventuelle et clauses d’évolution.

Votre positionnement

Niveau de diplôme, ancienneté, expérience en recherche clinique, autonomie, responsabilités et fonctions réellement exercées.

Votre évolution

Réévaluation salariale, accès au CDI, reprise d’expérience et perspectives vers des fonctions de coordination ou de niveau supérieur.

Sources et références

Vous êtes ARC dans un CHU ou un centre hospitalier ?

Catégorie B ou A, Bac+3 ou Bac+5, grille de référence, contrat, ancienneté, rémunération ou évolution professionnelle : le SNSH peut analyser votre situation et votre positionnement.

Contacter le SNSH →
Outil SNSH CFE-CGC

Votre contrat mentionne un indice ou une grille de référence ?

Vérifiez la correspondance entre indice brut, indice majoré et rémunération, notamment lorsque votre établissement utilise une grille de la Fonction publique hospitalière comme référence contractuelle.

Outil IB / IM / rémunération →