Assistant(e) de recherche clinique (ARC)
Mettre en place les études puis assurer la surveillance et le contrôle qualité scientifique, technique et réglementaire des protocoles de recherche clinique, pour le compte du promoteur ou du gestionnaire.
L’Assistant(e) de recherche clinique (ARC), également appelé Attaché(e) de recherche clinique ou ARC promoteur, occupe une fonction centrale dans la sécurisation des recherches cliniques.
Le Répertoire ministériel définit sa mission comme la mise en place, sur site ou à distance, puis la surveillance et le contrôle qualité scientifique, technique et réglementaire des protocoles, pour le compte du promoteur ou du gestionnaire.
L’ARC se situe ainsi à l’interface entre le promoteur, les médecins investigateurs, les équipes de recherche, les professionnels de santé et les acteurs réglementaires. Son rôle n’est pas seulement administratif : il contribue directement à la fiabilité des données, au respect du protocole et à la conformité de la recherche.
Activités principales de l’ARC
Savoir-faire et niveaux de connaissances
Contrôle et analyse
L’ARC doit savoir analyser les informations issues du dossier hospitalier, apprécier la pertinence et la véracité des données et distinguer les informations pouvant être communiquées dans le respect du secret professionnel.
Coordination et communication
Il doit développer un réseau professionnel, optimiser les plannings de visites, rédiger des documents et rapports, communiquer en face-à-face, travailler en équipe pluridisciplinaire et utiliser les logiciels métier.
| Champ de connaissance | Niveau du référentiel ministériel |
|---|---|
| Communication écrite et orale | Connaissances opérationnelles |
| Gestion de données relatives au domaine | Connaissances opérationnelles |
| Logiciels dédiés à la recherche clinique | Connaissances opérationnelles |
| Réglementation relative à la recherche clinique | Connaissances opérationnelles |
| Vocabulaire médical | Connaissances opérationnelles |
| Anglais technique scientifique | Connaissances générales |
| Bureautique | Connaissances générales |
| Éthique et déontologie médicales | Connaissances générales |
| Organisation et fonctionnement interne de l’établissement | Connaissances générales |
| Qualité | Connaissances générales |
Quelle formation pour devenir ARC ?
La fiche ministérielle historique indique une formation allant du Bac+3 au Bac+5. Le référentiel ANFH actualisé fixe le niveau minimum à 6 (Licence) et reprend une plage de formation allant du niveau 6 au niveau 7.
Les profils peuvent provenir d’études paramédicales ou d’un diplôme universitaire en études cliniques ou dans d’autres domaines scientifiques. Des formations spécialisées en recherche clinique peuvent compléter le cursus initial.
Cette amplitude de qualification est importante pour comprendre les différences de positionnement observées entre établissements. Un ARC Bac+3 et un ARC Bac+5 peuvent exercer sous le même intitulé métier sans que leur situation administrative, leurs responsabilités ou leur rémunération soient nécessairement identiques.
Avec qui travaille l’ARC ?
Équipes de recherche
Médecins investigateurs, TEC, CEC, chefs de projets de recherche clinique, biostatisticiens, data-managers et spécialistes de pharmacovigilance.
Pharmacie hospitalière
Pharmaciens des pharmacies à usage intérieur, notamment pour le contrôle du circuit du médicament dans les études cliniques.
Instances réglementaires
Relations avec les instances administratives et réglementaires, notamment les comités de protection des personnes et l’ANSM, selon les besoins des études.
ARC : un métier qui peut relever de plusieurs situations statutaires
ARC est un métier, et non un corps ou un grade autonome. Le Répertoire ministériel mentionne plusieurs correspondances statutaires éventuelles : technicien supérieur hospitalier, infirmier diplômé d’État, technicien de laboratoire ou ingénieur hospitalier, en catégorie B ou A.
Ces correspondances sont des possibilités : elles ne signifient pas qu’un ARC bénéficie automatiquement du statut ou de la grille d’un de ces corps.
Un agent titulaire d’un corps compatible peut exercer des fonctions correspondant au métier ARC. Sa carrière demeure alors régie par le statut particulier de son corps et de son grade.
De nombreux emplois de recherche clinique sont occupés par des agents contractuels. Leur rémunération et leur évolution dépendent alors du contrat, des fonctions exercées, de la qualification, de l’expérience et des règles retenues par l’établissement.
Quelle rémunération pour un ARC contractuel ?
Puisqu’il n’existe pas de corps statutaire autonome des ARC, il n’existe pas de grille indiciaire nationale unique attachée au seul intitulé « ARC ». Les établissements peuvent retenir des grilles ou références différentes.
La qualification détenue, l’expérience professionnelle, l’autonomie, les responsabilités, les fonctions effectivement exercées et le niveau de la grille de référence sont des éléments essentiels pour apprécier la cohérence de la rémunération.
Lorsqu’un établissement utilise, par exemple, une grille de technicien supérieur hospitalier ou d’ingénieur hospitalier pour rémunérer un ARC contractuel, cette référence salariale ne transforme pas l’agent en fonctionnaire du corps concerné et ne lui confère pas automatiquement ses règles statutaires d’avancement.
Pourquoi les écarts de classement peuvent être importants
Qualification
Le métier peut être exercé avec des formations de niveau 6 ou 7. Le diplôme et les compétences spécialisées doivent donc être identifiés précisément.
Contenu réel du poste
Deux postes portant l’intitulé ARC peuvent comporter des niveaux différents d’autonomie, de coordination, de responsabilité ou d’expertise.
Référence choisie par l’hôpital
Le rattachement salarial peut varier entre une référence de catégorie B et une référence de catégorie A. Il faut donc examiner le contrat et les règles locales.
Évolutions et passerelles professionnelles
Le Répertoire ministériel identifie une passerelle entre les métiers de TEC et d’ARC, sous réserve du niveau de diplôme et, lorsque nécessaire, d’une formation complémentaire.
Le métier de CEC constitue également une passerelle identifiée. L’évolution doit être appréciée au regard du diplôme, de l’expérience et du niveau réel des fonctions confiées.
ARC contractuel : les points à vérifier
Votre contrat
Intitulé du poste, durée, fondement du recrutement, indice ou salaire, primes, grille éventuelle et clauses d’évolution.
Votre positionnement
Niveau de diplôme, ancienneté, expérience en recherche clinique, autonomie, responsabilités et fonctions réellement exercées.
Votre évolution
Réévaluation salariale, accès au CDI, reprise d’expérience et perspectives vers des fonctions de coordination ou de niveau supérieur.
Sources et références
- Ministère chargé de la Santé — Assistant(e) de recherche clinique (ARC), code métier 15L10
- ANFH — Guide des métiers : Assistant(e) de recherche clinique
- Code général de la fonction publique — rémunération des agents contractuels
- Décret n° 91-155 du 6 février 1991 — article 1-2 : rémunération et réévaluation des contractuels hospitaliers
Vous êtes ARC dans un CHU ou un centre hospitalier ?
Catégorie B ou A, Bac+3 ou Bac+5, grille de référence, contrat, ancienneté, rémunération ou évolution professionnelle : le SNSH peut analyser votre situation et votre positionnement.
Votre contrat mentionne un indice ou une grille de référence ?
Vérifiez la correspondance entre indice brut, indice majoré et rémunération, notamment lorsque votre établissement utilise une grille de la Fonction publique hospitalière comme référence contractuelle.