Docteurs en Sciences dans la FPH : l’analyse d’Hospimedia en 2013

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Docteurs en Sciences dans la FPH : l’analyse d’Hospimedia en 2013

En février 2013, Hospimedia consacrait une partie de son dossier « Les sciences à la conquête de l’hôpital » à la situation des docteurs en sciences dans la Fonction publique hospitalière, en s’appuyant notamment sur les travaux du SNSH.

Première publication : 1er février 2013 · page contextualisée et enrichie en septembre 2026
Source Hospimedia
Date 1er février 2013
Dossier Les sciences à la conquête de l’hôpital
Sujet Docteurs en sciences dans la FPH
Archive éditoriale SNSH. Cette page restitue et contextualise en 2026 un article publié par Hospimedia en 2013. L’extrait original avait été reproduit sur le site du SNSH avec l’aimable autorisation d’Hospimedia. Les chiffres cités correspondent aux données disponibles à l’époque et ne décrivent pas nécessairement la situation actuelle des docteurs en sciences dans la FPH.

Hospimedia : « Les sciences à la conquête de l’hôpital »

Un dossier consacré à la place des sciences et des scientifiques à l’hôpital

Dans son dossier publié le 1er février 2013, Hospimedia analysait la place des sciences dans l’hôpital et consacrait une partie spécifique aux docteurs en sciences de la Fonction publique hospitalière.

L’article revenait notamment sur le rapport remis par le SNSH à Édouard Couty le 18 décembre 2012 dans le cadre du Pacte de confiance pour l’hôpital.

Consulter le dossier Hospimedia →

Le constat relayé par Hospimedia en 2013

Le titre de docteur en sciences restait alors insuffisamment reconnu dans la Fonction publique hospitalière.

Hospimedia soulignait que la situation des docteurs en sciences contrastait avec l’importance du doctorat dans certaines carrières hospitalo-universitaires, notamment pour les médecins et pharmaciens.

L’article mettait également en lumière la diversité des profils employés dans les établissements hospitaliers : biologistes, ingénieurs de recherche, attachés scientifiques, chefs de projet et autres fonctions scientifiques.

Les chiffres du rapport SNSH repris par Hospimedia

95 % des répondants étaient contractuels
71 % exerçaient des fonctions de conduite de projets
50 % participaient à la formation de personnels
49 % avaient des activités de recherche fondamentale ou appliquée

L’article faisait également état d’autres difficultés mises en évidence par l’enquête SNSH :

  • 25 % des répondants indiquaient ne jamais figurer sur les publications auxquelles ils participaient ;
  • 14 % étaient considérés comme du personnel technique malgré leur niveau de qualification ;
  • les grilles ou références de rémunération différaient fortement d’un établissement à l’autre et parfois au sein d’un même CHU ;
  • l’absence de positionnement hiérarchique clair constituait également une difficulté.
Ces chiffres sont historiques. Ils proviennent des travaux SNSH disponibles à l’époque et repris dans l’article Hospimedia de 2013. Ils ne doivent pas être présentés comme des statistiques représentatives de la situation actuelle en 2026 sans nouvelle enquête.

Une réalité professionnelle très diverse derrière un même niveau de qualification

L’un des intérêts majeurs de cet article est de rappeler que les docteurs en sciences de l’hôpital n’exerçaient pas un métier unique.

Recherche Recherche fondamentale, appliquée ou clinique, méthodologie scientifique et innovation.
Conduite de projets Coordination, pilotage de projets, organisation et management scientifique.
Formation Transmission de compétences scientifiques et formation de personnels techniques ou soignants.
Expertise Appui scientifique, expertise spécialisée, analyse et fonctions transversales.
C’est une distinction essentielle pour le SNSH. Un même niveau universitaire peut conduire à des métiers, responsabilités et fonctions très différents. Le diplôme ne suffit donc pas à décrire le métier, mais le métier ne peut pas non plus être analysé en faisant abstraction du niveau de qualification et d’expertise requis.

Doctorat, métier et expertise : une question toujours actuelle

Le dossier Hospimedia mettait déjà en évidence une problématique que le SNSH continue de rencontrer : l’absence de correspondance automatique entre diplôme, métier, statut, position hiérarchique et rémunération.

Depuis 2019, le cadre national des certifications apporte une lecture plus structurée de cette question. Le niveau de qualification tient compte :

  • de la complexité des savoirs ;
  • de la technicité des savoir-faire ;
  • du degré d’autonomie ;
  • du niveau de responsabilité.
Le doctorat est aujourd’hui classé au niveau 8.

Cela ne donne pas automatiquement accès à un corps, un grade ou une rémunération déterminée dans la Fonction publique. Mais ce niveau constitue un élément objectif de qualification lorsqu’il s’agit d’analyser des fonctions de recherche, d’innovation ou d’expertise de haut niveau.

Le poids du contrat dans les carrières scientifiques hospitalières

L’un des chiffres les plus marquants repris par Hospimedia était la proportion de répondants contractuels : 95 % dans l’enquête SNSH présentée en 2012.

Cette donnée historique illustrait déjà le rôle majeur du contrat dans l’emploi des scientifiques hospitaliers, notamment lorsque les métiers exercés ne trouvaient pas de traduction évidente dans les corps statutaires existants.

Le problème n’est pas uniquement le type de contrat. Pour analyser correctement la situation d’un scientifique contractuel, il faut examiner ensemble sa qualification, son expérience, les fonctions réellement exercées, son niveau d’expertise, son autonomie, ses responsabilités et sa rémunération.

Les métiers scientifiques et de recherche aujourd’hui

Les fonctions évoquées en 2013 se retrouvent aujourd’hui dans une grande variété de métiers scientifiques et de recherche hospitalière.

Doctorat et corps techniques de la FPH

Certains scientifiques hospitaliers peuvent relever ou se voir proposer des références issues des corps d’ingénieurs hospitaliers. Il est cependant indispensable de distinguer :

  • le diplôme détenu ;
  • le métier réellement exercé ;
  • le statut juridique de l’agent ;
  • le corps ou la grille éventuellement utilisés comme référence ;
  • les droits statutaires effectivement ouverts.

Hospimedia, le rapport Couty et les travaux du SNSH

L’article d’Hospimedia s’appuyait sur le travail réalisé par le SNSH à partir de son enquête nationale et du rapport remis à Édouard Couty.

À retenir

L’article Hospimedia de février 2013 constitue une photographie importante de la situation des docteurs en sciences hospitaliers telle qu’elle ressortait des travaux du SNSH.

Il met en évidence trois caractéristiques majeures : une forte présence de contractuels, une très grande diversité de métiers et de missions, et une reconnaissance insuffisante du niveau de qualification et de l’expertise.

Plus de dix ans plus tard, le SNSH continue de défendre une approche cohérente associant qualification, métier, expertise, responsabilités, carrière et rémunération.

Approfondir avec les dossiers SNSH

Retrouvez les pages actuelles consacrées au doctorat, aux niveaux de qualification, aux agents contractuels et aux métiers de recherche.

snsh Équipe SNSH CFE-CGC

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