Doctorat et métiers scientifiques dans la FPH : rencontre SNSH-DGOS en 2013

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Doctorat et métiers scientifiques dans la FPH : rencontre SNSH–DGOS en 2013

En 2013, le SNSH rencontrait au ministère des Affaires sociales et de la Santé les services de la DGOS pour travailler sur la reconnaissance du doctorat, les possibilités d’intégration dans la FPH et la définition des métiers scientifiques hospitaliers.

Archive 2013 · page contextualisée et enrichie en septembre 2026
Interlocuteur DGOS / ministère de la Santé
Durée de l’échange Près de deux heures
Thème central Doctorat et notion de métier
Objectif Identifier des périmètres fonctionnels spécifiques
Archive historique SNSH. Cette page restitue une réunion tenue en 2013. Les références à la législation sur la titularisation des contractuels et les pratiques de recrutement correspondent au contexte juridique de l’époque. Elles ne doivent pas être utilisées seules pour apprécier le droit actuel en 2026.

Une réunion de travail avec la DGOS

Ministère des Affaires sociales et de la Santé

Le SNSH reçu au ministère des Affaires sociales et de la Santé

Le SNSH rencontrait Michèle Lenoir-Salfati, alors adjointe au sous-directeur des Ressources humaines du système de santé, en présence de deux autres responsables des services ministériels.

Pendant près de deux heures, les échanges portaient sur l’absence de reconnaissance du doctorat, les difficultés d’intégration dans la Fonction publique hospitalière, les possibilités d’accès par concours et la place des docteurs en sciences dans les métiers hospitaliers.

Le constat posé en 2013 : le doctorat scientifique n’était pas reconnu comme tel dans la FPH

Lors de cette réunion, le SNSH et ses interlocuteurs ministériels ont abordé la question de la reconnaissance du doctorat en dehors des diplômes de docteur en médecine, pharmacie et odontologie.

La difficulté tenait notamment au fait que les docteurs en sciences exerçaient des fonctions très diverses sans disposer d’un cadre statutaire unique correspondant directement à leur diplôme.

La problématique de fond était déjà claire : le diplôme universitaire le plus élevé n’entraînait pas, à lui seul, un positionnement professionnel homogène dans la Fonction publique hospitalière.

Le passage du « diplôme » au « métier »

L’un des éléments les plus importants de cette réunion est le déplacement du débat vers la notion de métier.

Définition de travail évoquée en 2013

Le métier était présenté comme un ensemble de savoirs, savoir-faire et pratiques, associé à un corpus déontologique commun et à un parcours d’évolution professionnelle.

Cette approche devait permettre d’identifier non seulement le diplôme détenu, mais surtout la réalité des fonctions exercées, les compétences mobilisées et les responsabilités assumées par les docteurs en sciences.

« À un même métier correspond une grille » : une logique qui posait déjà problème

Les échanges de 2013 ont également fait apparaître une logique fréquemment utilisée dans la FPH : à un même métier correspond une grille de rémunération, sans considération directe pour le diplôme détenu.

Cette approche peut sembler cohérente si le métier est précisément défini. Mais elle devient problématique lorsque des agents titulaires de qualifications très élevées exercent des fonctions d’expertise, de recherche ou d’innovation qui ne sont pas correctement décrites par le métier ou la grille retenus.

Le risque : réduire le métier à un intitulé. Une analyse pertinente doit tenir compte de la réalité des savoirs mobilisés, du niveau de technicité, de l’autonomie, des responsabilités, de la recherche et de l’innovation.

Identifier des « périmètres fonctionnels spécifiques »

À l’issue de la réunion, il avait été convenu de poursuivre le travail avec les équipes du ministère autour de la définition du métier auquel les docteurs en sciences pourraient se rattacher et d’identifier des périmètres fonctionnels spécifiques.

Plateformes technologiques Expertise scientifique et responsabilité sur des équipements ou technologies de pointe.
Recherche Conception, conduite et valorisation de projets scientifiques ou cliniques.
Innovation Développement de méthodes, procédures et solutions nouvelles.
Expertise Analyse complexe, conseil, validation scientifique et appui à la décision.

2013 → 2026 : ce que le cadre RNCP apporte aujourd’hui à cette discussion

Le travail engagé en 2013 autour des notions de savoirs, savoir-faire et métier trouve aujourd’hui un écho direct dans le cadre national des certifications professionnelles.

Depuis 2019, le niveau d’une certification est apprécié notamment au regard :

  • de la complexité des savoirs ;
  • de la technicité des savoir-faire ;
  • du niveau d’autonomie ;
  • du niveau de responsabilité.
Le débat de 2013 sur le « métier » peut donc aujourd’hui être enrichi par une lecture en termes de qualification et d’expertise.

Le doctorat est classé au niveau 8, tandis que le master et le diplôme d’ingénieur relèvent du niveau 7. Ces niveaux ne donnent pas automatiquement accès à un corps ou à une rémunération déterminée, mais ils constituent des repères objectifs sur le niveau de qualification attendu.

Doctorat, métier et langage à géométrie variable

Les échanges de 2013 montrent déjà la tension entre deux raisonnements possibles :

  • « ce n’est pas le diplôme qui compte, c’est le métier » ;
  • mais, dans d’autres situations, l’administration peut au contraire s’appuyer sur le diplôme ou son absence pour déterminer les conditions de recrutement ou de positionnement.
La position SNSH en 2026 est plus complète : il faut examiner ensemble diplôme, qualification, métier réellement exercé, expertise, autonomie, responsabilités, expérience et rémunération. Aucun de ces éléments ne doit être utilisé isolément selon le résultat recherché.

Doctorat et accès à la Fonction publique hospitalière

En 2013, la réunion évoquait également les possibilités d’accès à la FPH dans le contexte de la loi de 2012 relative à la titularisation des agents contractuels.

Cette partie doit aujourd’hui être lue uniquement comme un élément historique : les dispositifs de recrutement et de titularisation ont depuis évolué.

Ne pas transposer directement les dispositifs de 2012 à 2026. Pour connaître les voies actuelles d’accès aux corps de la FPH, il faut consulter les statuts particuliers et les règles de recrutement aujourd’hui en vigueur.

Les métiers scientifiques hospitaliers aujourd’hui

La notion de « métier » travaillée en 2013 reste centrale pour les professions scientifiques et de recherche hospitalière.

La réunion DGOS dans la chronologie des actions SNSH

2012 – sondage national SNSH Le syndicat documente la situation des docteurs en sciences hospitaliers.
2012 – réponse de Marylise Lebranchu Le ministère de la Fonction publique est officiellement saisi du dossier.
2012 – réforme LMD Le SNSH interpelle publiquement sur la reconnaissance du doctorat à l’hôpital.
Décembre 2012 – rapport Couty Le SNSH remet son analyse sur la situation professionnelle des docteurs en sciences.
Février 2013 – Hospimedia La problématique des docteurs en sciences est relayée dans la presse hospitalière spécialisée.
2013 – réunion DGOS Le travail se déplace vers la notion de métier et les périmètres fonctionnels spécifiques.

À retenir

La réunion avec la DGOS en 2013 marque une étape importante : le débat ne porte plus seulement sur la reconnaissance du diplôme de doctorat, mais aussi sur la définition des métiers scientifiques hospitaliers et des fonctions spécifiques exercées.

Cette approche préfigure directement les problématiques actuelles de qualification, expertise, autonomie, responsabilité et rémunération.

Le SNSH poursuit aujourd’hui cette même logique : faire correspondre de manière cohérente le diplôme, le métier réellement exercé, le niveau d’expertise, les responsabilités, la carrière et la rémunération.

Approfondir avec les dossiers SNSH

Retrouvez les pages actuelles consacrées au doctorat, aux niveaux de qualification, aux agents contractuels et aux métiers scientifiques.

snsh Équipe SNSH CFE-CGC

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